Millau, capitale des sports outdoor, cadre de la manche française des "Enduro WorldTour Séries".

       

C'est sur ce territoire prestigieux que les enduristes de Conliège ont choisi cette année d'organiser leur stage de rentrée.
Les enjeux techniques et physiques étaient importants. L'enduro est une discipline exigeante qui sollicite l'ensemble des groupes musculaires et il est souvent difficile de solliciter le haut du corps autrement que sur le vélo, sur des chemins défoncés. Techniquement, les 450m de dénivelé par descente permettent de travailler les bases du pilotage comme pousser le regard, bouger sur le vélo, optimiser les trajectoires...

Au départ de Lons à 17h, mercredi 1er mars, 15 pilotes heureux de se retrouver et de reprendre la saison dans la joie et la bonne humeur. Après un trajet un peu plus long que prévu, nous arrivons au Gite des grands causses à 23h30. Le déchargement des vélos est rapide et nous prenons possession des lieux. La chambre pour les petits jeunes(-de 20 ans), la chambre des jeunes qui bossent, et enfin la chambre des dinosaures( Surnom attribué par les jeunes jaloux de ne pas aller aussi vite que les dinosaures de 40 ans et plus...). Une petite tisane pour récupérer du trajet et au lit...car demain, ça ride.

Paul Gayral(et son père), Papick, Patrick et Dorian nous prennent en main pour aller rouler sur leur terrain de jeux. On commence par une spéciale qui a pour cadre le célèbre viaduc. Comme le fera remarquer Olivier Buatois "fallait pas s'endormir". Cette première spéciale est légèrement glissante, avec quelques portions rapides, quelques sauts de rochers et une partie basse boueuse. Nous voilà prévenus, il faudra être vigilants.
La deuxième spéciale est rapide avec des passages sur des roches humides et des allonges rapides dans des amas de cailloux, le tout entrecoupé d'épingles. En bas, de jolis mouvements de terrain façon montagnes russes avec des dévers.
La troisième spéciale présente quelques passages un peu plus pentus, dixit Paul. À certains endroits, quelques pilotes ont fait de la rando à pied, un vol par dessus le vélo, ou serré les fesses. C'était parfois la terreur avec une pente importante et des sauts, des marches...

Après un repas sur les hauteurs de Montpellier le vieux, nous attaquons par une spéciale à flanc de montagne, plutôt longue, facile en haut et glissante en bas.
La deuxième spéciale est un hommage à l'Epic avec du pilotage à l'ancienne, dans la pente, au milieu de roches, avec des changements de directions constants.
Nous ferons encore deux spéciales dont une ou la pente est de nouveau importante par endroits. La vue finale sur le viaduc ensoleillé fut une belle manière de conclure cette première journée.

La soirée est studieuse et nous rejoignons notre lit rapidement pour prendre des forces pour le lendemain

Cette deuxième journée commence par la spéciale montagnes russes. Nous sommes heureux de la rouler à nouveau et d'ouvrir la poignée de gaz en grand...
Nous roulons à nouveau le secteur de la veille mais sur deux nouvelles spéciales. Nous avons l'occasion de travailler notre technique dans les nombreuses épingles franchies(jusqu'à 30 par spéciales)
L'après midi, changement de décor puisque nous partons dans les gorges du Tarn pour trois spéciales pleines de rythme avec de la vitesse, des cailloux ronds et glissants et encore des épingles. Les paysages sont magnifiques. C'est Top!
On termine la journée sur une piste balisée et référencée noire: la Pouncho.
Apres un départ sinueux dans les sapins, la pente augmente. Le sol est légèrement boueux et nous arrivons sur un pierrier assez pentu, agrémenté de virages de plus en plus serré. Forcément, cela fut le théâtre de quelques cascades. La fin de la spéciale est rapide et ouverte sur le paysage de Millau.

Le samedi, alors que nous avions intialement prévu de participer à une coupe de provence d'enduro, nous avons finalement pris la route du retour. La longueur du transfert, les conditions météos abominables, les difficultés d'hébergement et de stockage du materiel ont eu raison de notre motivation et de notre envie d'en découdre pour la première fois de la saison.
L'année prochaine, l'organisation sera différente si nous devons terminer le stage par une compétition.

Comment conclure ce stage? L'esprit de groupe est renforcé, les nouveaux ont été bizutés, les dinosaures ont montré qu'ils savaient encore rouler, les petits jeunes ont montré qu'ils allaient plus vite que les dinosaures...
Plus sérieusement, mise en application immédiate le we du 11-12 mars avec 5 pilotes qui montent en Alsace participer à la première manche du cannondale enduro tour et 2 autres pilotes qui descendent en Provence ouvrir le bal de la coupe de France.
À suivre...